Menu

Suiveur de Jean-Baptiste Greuze

"Portrait d'une Bacchante dans un grand cadre doré. Suiveur de Jean-Baptiste Greuze. Ecole française, huile sur toile d'époque du XIXème siècle"

Ravissant tableau d'époque 19ème siècle, représentant une Bacchante coiffée d’une couronne de feuilles de vigne.


Au XIXème siècle, le monde antique stimule l’imagination des artistes de l'Académie des Beaux-Arts. Le dieu romain du vin et des festivités « Bacchus » est porté en triomphe par une société en métamorphose, qui voue un culte aux joies matérielles, aux bénéfices de la boisson et de l’extase sensuelle. Les Bacchantes qui l'accompagnent, participent aux mystères et aux fêtes donnés en son honneur. Leur représentation ne cesse d’apparaître au cours de ce siècle et demeure un formidable prétexte pour explorer le nu féminin libéré et dévoilé. Le mythe, ainsi dépoétisé, ne sert plus qu’à voiler discrètement les rêveries d’un public en quête de sujets charnels.


Notre peinture rayonne de spontanéité, de charme, de vérité et l'expression si « greuzienne » de notre Bacchante, témoigne de la capacité de l’artiste à observer, à ressentir et à saisir une sensualité à peine dissimulée. Des lèvres entrouvertes, une tête inclinée sur l'épaule, un regard emprunt de langueur, tous ces signes d'amour le prouvent. L'usage de cette mythologie galante n'est finalement qu'un subterfuge pour mettre en exergue le jeu dangereux auquel s'adonne notre ménade. Son attitude, son regard, sa poitrine, nous rappellent que malgré sa candeur, elle cherche les yeux de l'amour.


Techniquement, l'artiste s'est appliqué ici à créer des ombres transparentes qui traduisent une vérité de chair et un moelleux infini. Ce travail remarquable, alliant précision et vélocité, fait de notre tableau une oeuvre aboutie.


Notre peinture date du 19ème siècle, vers 1860 et son style évoque un suiveur de Jean-Baptiste Greuze. Elle est présentée dans un superbe cadre en stuc de type Barbizon, ayant conservé une très belle dorure d'origine.



Littérature

Jean-Baptiste Greuze voit le jour à Tournus en 1725 (Saône-et-Loire). Il obtint de parfaire ses dons de dessinateur dans l'atelier du peintre lyonnais Grandon, et monta à Paris vers 1750. Jeune provincial, inconnu et ombrageux, il ne se fixa dans aucun atelier, mais dessinait le modèle à l'Académie. Il eut la chance d'être remarqué par "Ange Laurent de La Live de Jully", un riche amateur curieux de talents neufs. Greuze avait déjà peint son Père de famille expliquant la Bible à ses enfants; cette peinture séduisit "Ange L. de La Live" qui l'exposa chez lui, la vanta partout et rendit vite célèbre son auteur. En prenant pour thème cette scène édifiante, qui contrastait si fort avec l'hédonisme rococo, Greuze rencontrait à point le goût tout neuf pour la morale du sentiment; aussi une bonne part de ses inventions seront-elles vouées à illustrer les délices de la vertu. La faveur qui accueille sa Mère bien-aimée ou sa Dame de charité marque l'avènement en peinture d'un genre sentimental et prédicant qui survivra jusqu'à la fin du siècle suivant, et dont le « réalisme socialiste » produit encore des avatars. Cette peinture didactique doit son succès à l'essor d'une mentalité bourgeoise qui n'épargne pas la classe noble.



Suiveur de Jean-Baptiste Greuze

référence :

prix :

époque :

matière :

dimensions :

0189

3 450 €

Circa 1860

Huile sur toîle

H. 70 cm x L. 62 cm

Expedition Expédition mondiale disponible

+33 (0)6 86 42 81 23

info@galerievaltesse.com